dimanche 13 février 2011

La Pura Vida en Costa Rica

Voici la mascotte du Costa Rica. El perezoso (le paresseux). Regardez ce sourire. C'est la Pura Vida non? El perezoso se déplace lentement, et toujours avec le sourire aux lèvres. El perezoso est si lent qu'il n'a d'autre choix que de savourer pleinement chaque moment de sa journée. El perezoso est maintenant mon animal préféré.



La biodiversité au Costa Rica m'a toujours impressionnée. J'ai passé 12 jours de vacances ici en 2008 et j'avais trouvé ce pays magique. Cette fois-ci j'y ai passé sept jours et la plupart du temps à l'intérieur des édifices du Campus universitaire CATIE où se déroulait l'atelier sur la gestion des connaissances. Mais malgré tout voici quelque photos et vidéos dignes de la riche biodiversité de ce pays.

INSECTES:




FLEURS:




ANIMAUX:




COURTS VIDÉOS:
Les petits singes grimpeurs...
http://www.youtube.com/watch?v=UJ_pHHsr3g0

Les fourmis travaillent toujours en équipe...
http://www.youtube.com/watch?v=tlSPs27imSw&feature=mfu_in_order&list=UL

Le paresseux fait un pas, deux pas, trois pas...oufff!
http://www.youtube.com/watch?v=jmaq0DNoQYo&feature=mfu_in_order&list=UL

LA PURA VIDA EN COSTA RICA!

mardi 8 février 2011

Atelier sur la gestion des connaissances

"Nous nageons actuellement dans un flux inépuisable d'informations. L'une des principales difficultés que rencontrent les entreprises aujourd'hui réside dans le transfert des informations aux bonnes personnes au bon moment."--wikipédia

Après une semaine de travail dans mon affectaction à Salacuim au Guatemala, on m'a invité à participer à un atelier sur la gestion des connaissances (GC). Ce projet de GC fut initié par le réseau des forêts modèles de l'Amérique latine (RIABM) et CUSO-VSO.

But du projet:
Le projet GC avait comme mission de systématiser et de partager les connaissances entre les différentes forêts modèles (bosques modelo) afin d'améliorer l'apprentissage, ce qui servira à faciliter et à procurer un développement durable aux communautés vivant de ces ressources naturelles. Six coopérants-volontaire travaillaient sur ce projet pilote GC dans cinq forêts modèles différentes.

C'est le dimanche 6 février 2011 que nous sommes arrivés au Campus universitaire CATIE à Turrialba au Costa Rica. CATIE signifie Centro Agronomico Tropical de Investigación y Ense.


Bienvenu au Campus universitaire CATIE

Voici maintenant un bref résumé de la semaine d'ateliers sur la gestion des connaissances.

Journée #1:
Activité A-Entrevue individuelle avec chacun des coopérants pour évaluer l'efficacité du projet GC.
Activité B-Les coopérants et dirigeants des cinq forêts modèles participantes, exposent et expliquent leur travail / projet.


Exposition des réalisations du projet GC des différentes forêts modèles

Journée #2:
Activité A-Évaluer le profil et le rôle du coopérant dans un processus de gestion des connaissances (GC) et identifier les priorités qui permettront de renforcer leur contribution.
Activité B-Rétrospective du projet GC entre les dirigeants et les coopérants au sujet des attentes et des objectifs nécessaires afin d'obtenir des résultats positifs.

Quelques coopérants présentent leurs résultats

Journée #3:
Activité A-Travail de groupe: regroupement des connaissances basé sur les meilleures pratiquent de gestion et d'échange des connaissances générées par le projet GC.
Activité B-Plénière du travail de groupe et leçons collectives.

L'atelier GC proposait plusieurs activités de groupe

Journée #4:
Activité A-Évaluation finale du processus, des produits, et des outils d'échange et de connaissances.
Activité B-Conclusions, compromis, et stratégies pour la suite potentielle du projet.


Journée #5: Symposium-Colloque
  • Geneviève Simard d'Oxfam-Québec présente une expérience de systématisation au Vietnam
  • Sulá Batsu présente les éléments clefs pour construire des communautés de connaissances durables et efficaces
  • Kate Roberts présente la contribution de la coopération humaine pouvant améliorer la gestion et l'échange des connaissances pour le développement




FIN DE L'ATELIER: J'ai bien apprécié ma présence à cet atelier de gestion des connaissances. Bien entendu, je n'ai pas pu participer à un grand nombre de discussions et faire part de tous mes commentaires car la langue espagnole représente encore une barrière pour moi. Malgré que ma progression est impressionnante! Je suis également très heureux d'avoir rencontré d'autres coopérants-volontaire, tels que:

  • Pablo du Chili / Bosque Modelo Laguna Lachuá au Guatemala
  • Christian du Chili / Bosque Modelo Chiquitano en Bolivie
  • Heidi de la Bolivie / Bosque Modelo Jujuy en Argentine
  • Farrah du Canada / Bosque Modelo Chiquitano en Bolivie
  • Ulysse du Canada / Bosque Modelo Chiquitano en Bolivie
  • Karina du Chili / Bosque Modelo Revantazón au Costa Rica

Le mot de la fin: Nous vivons vraiment dans une culture de l'information infinie. On pourrait aussi nommer cette culture; le monde des échanges intellectuelles. Jours après jours, il y a une multitude de nouvelles documentations, de nouveaux rapports et de plans stratégiques qui sont publiés. Sans aucun doute, cette culture de l'information est remplies à craquer de bonnes intentions, mais je me demande toujours qui a, ou prend, le temps de lire toutes ces publications. Je me demande aussi parfois, à quoi, et à qui servent-elles réellement. Selon moi, il y a beaucoup trop d'énergie et de temps mis au niveau théorique, académique et bureaucratique. Pendant ce temps les pauvres continuent à être pauvre. Parfois je crois que nous vivons dans un monde d'illusions où nous croyons que nos bonnes intentions suffiraient à régler tous les problèmes dans le monde. À mon avis il faudra mettre davantage d'énergie au niveau inférieur de l'échelle sociale. Comment faire? Peut-être en s'assurant de réduire les strates institutionnelles et en créant un couloir plus direct entre la théorie (l'illusion) et la pratique (la réalité) afin que l'impact des organisations humanitaires soit plus positif, rapide et efficace. Après un semaine complète à entendre des mots à répition tels que systématisation (sistematización), habilitation (capacitación), recherche scientifique (investigación) et gestion des connaissances (gestion de los conocimientos), je me pose les questions suivantes, "Est-ce que nous passons trop de temps à nous dire comment intelligent nous sommes? Devrions-nous passer davantage à l'action sur le terrain?"


mardi 1 février 2011

Période d'adaptation: Une journée typique à Salacuim


(Bienvenu chez nous! C'est dans cette maison de 2 chambres à
coucher que j'habite avec Pablo. Pablo est aussi un volontaire à
Salacuim. Il est chilien.)

L'adaptation correspond à la mise en accord de l'organisme avec les conditions qui lui sont extérieures. Elle perfectionne l'organe, le rend plus apte au rôle qu'il joue dans la vie de l'individu. Elle met l'organisme tout entier en équilibre avec le milieux.
-Wikipédia
Comme l'indique si bien la définition ci-dessus: "L'adaptation correspond à la mise en accord de notre corps avec les nouvelles conditions", alors, que nous soyons d'accord ou non, nous n'avons d'autres choix que d'être patient avec notre corps pendant qu'il s'ajuste tant bien que mal à son nouveau milieu. Afin de mettre en lumière cette définition je vais vous présenter une journée typique de ma nouvelle vie ici à Salacuim.

Mais avant de commencer, voyons ensemble quelques points intéressants sur le village de Salacuim.
  • Salacuim est un village autochtone Q'eqchi' (descendance maya)
  • La population est d'environ 1,500 habitants
  • Le village est situé dans l'écorégion Lachuá à la bordure du parc national Laguna Lachuá
  • Afin de se rendre à Salacuim, il faut faire 3 longues et difficiles heures de camion sur un chemin de terre rocailleux
  • Le seul service public qu'on retrouve dans ce village est la distribution d'énergie électrique
  • Il n'y a pas de service de traitement d'eau et de gestion des vidanges
  • Le travail ici ce fait aux champs. Il y a beaucoup, mais beaucoup de production de maïs
  • On produit aussi la fèvre noir (frijol), le miel, le cacao, le cardamome, l'ananas, le chili et le coeur de palmier
  • Quelques écoles primaires locales accueillent une partie des jeunes du village
  • L'école secondaire la plus proche est à 4 heures du village (donc très peu accessible)
  • Le village est l'hôte de deux comedors (genre de maison-restaurant), de quelques petits dépanneurs et marchés de légumes et fruits, et de deux bars
Alors sans plus tarder, vamos! Maintenant je vous présente une journée typique de ma première semaine dans ma nouvelle vie. Voyons ensemble ce à quoi mon corps doit subir afin de s'adapter. Vous allez voir que les journées commencent tôt ici.
3:00am:
L'autobus qui part de Salacuim pour Cobán, klaxonne sans arrêt pour aviser les gens que le bus s'apprête à partir. (À noter que notre maison est à moins de 2 mètres de la route principale)
4:00am: Les coqs commencent à chanter...ils s'arrêteront de chanter vers 7:00am
4:05am: Un autre autobus qui passe et qui klaxonne sans arrêt sur sa route
5:00am: Les gens du village commencent à se réveiller. Certains se mettent déjà au travail dehors, et ce avec de la musique (souvent forte). La musique est omniprésente ici.
6:00am: La symphonie bruyante que dame nature nous proposent, est composée d'une quantité infinie d'oiseaux, de coqs et de chiens (les flûtes, les trompettes et les trombones)
6:05am: Mes voisins se réveillent (se sont 4 ou 5 professeurs qui habitent dans la maison jointe) et puisqu'il n'y a pas d'isolation entre les minces murs, on entend tout
À 6:15am: À cette heure j'ai deux options:
Option 1: Je n'en peu plus du bruit, alors je prend mon lecteur de musique mp3, j'insère les écouteurs et j'écoute quelques chansons.
Option 2: Si nous l'avions prévu la journée d'avant, je me réveille et je vais courir 10km avec des collègues de travail
6:30am: Le soleil se lève

(Voici ma chambre et un de mes réveil-matin naturels...les fameux COQS!)

7:30am: Je fait ma toilette...Brrrr (À Salacuim il n'y a pas d'eau chaude.
Ici tout ce fait à l'eau froide)
(Voici la salle de bain...le gros luxe!)
7:45am:
Je prépare le desayuno (petit déjeuner) accompagné d'un bon café
(Voici la cuisine)

8:30am: Je m'en vais à mon bureau dans l'édifice de la FundaLachuá
9:00-midi: Toute activité planifiée à une telle heure, se déroule une heure plus tard
1:00pm: L'almuerzo (déjeuner ou dîner). Au menu il a toujours des tortillas au maïs et des frijoles (fèvres noirs), ainsi que différents morceaux de viande
2:00-4:45pm: Petite sieste possible et ensuite retour au travail
5:00pm: La journée de travail terminée, on traverse au terrain derrière l'édifice afin d'aller jouer au football avec des jeunes de la communauté
6:00pm: Visite quotidienne de Pitchi (un chien du village qui va et vient de maison en maison). Il aime bien venir se reposer chez nous (car notre porte est toujours ouverte)
(Voici le fameux Pitchi, couché sous le banc de la table)

6:15pm: Une autre douche à l'eau froide...brrrr...
6:30pm: Le soleil se couche
6:35pm: Deux options; on prépare la cena (le dîner ou le souper) à la maison ou on retourne à la cuisine de la FundaLachuá pour souper avec quelques membres de l'équipe qui habitent ici durant la semaine. Au menu...encore des tortillas, ou autres trucs à base de maïs, et des frijoles
8:00pm: Retour au bureau pour conclure la journée de travail
9:30pm: Retour à la maison. Je me prépare un thé pour une session de relaxation et de réflexion dans le hamac
(Ahhh le hamac représente...la vrai vie! Le repos, la simplicité, la tranquilité)

11:00pm: Inspection finale avant de me coucher...est-ce qu'il y a des insectes dans mon lit?

(Je préfère ne pas vous divulguer la grandeur réelle de ces merveilleuses créatures)

Et bien, j'espère que vous avez appréciez ce court aperçu d'une journée typique d'un canadien en péridode d'adaptation à Salacuim au Guatemala.

À noter que je n'ai pas encore subit le coup du choc culturel...mais il m'attend sûrement quelque part. À suivre...