lundi 28 février 2011

Tikal: Majestueux et mystérieux



Nous sommes le vendredi 25 février, il est 6:30am et nous marchons dans ce voile brumeux qui enveloppe légèrement le fabuleux paysage. Évidemment, ceci a pour effet de rendre encore plus spéciale l'aura mystérieuse du site de Tikal. À chaque nouveau pas que nous prenons, la brume nous laisse aperçevoir un peu plus la beauté naturelle de cet endroit sacré. L'air qu'on respire ici est pure, plaisante et rempli de secrets du passé. Plus on avance, plus on est curieux. On a vraiment hâte de voir les ruines des anciens temples Mayas!
Le Parc National de Tikal a été inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979 (source Wikipédia). Encore aujourd'hui Tikal est un endroit où la nature domine toujours. Nous marchons maintenant à la bordure d'une petite lagune quand tout à coup un crocodile se met à taper dans l'eau avec un mouvement de sa bouche allant du haut vers le bas. Plus loin dans le sentier, on s'arrête une autre fois pour admirer un arbre majestueux. Le ceiba, qui est l'arbre national du Guatemala, atteint une hauteure incroyable et tout là-haut à son sommet on peut aperçevoir un parapluie de branches recouvertes de mousses vert rougeâtre. La vue de ce ceiba géant nous coupe le souffle. On prend quelques photos et on continue la randonnée. On oublie momentanément les fameuses ruines car la riche biodiversité nous capte entièrement l'attention. On aperçoit des singes hurleurs, des perroquets, des fourmis coupe-feuille, et plusieurs autres créatures bizarres. C'est alors que sans trop s'en rendre compte on arrive à la première ruine Maya.


(Photo #1: Première pyramide Maya sur le sentier et Photo #2: vue du sommet de la pyramide)
Maintenant voyons ensemble un bref aperçu de la civilisation Maya. Les textes ci-dessous sont cités du site web: http://decouvertes.mooldoo.com/mayas/
Histoire:
"On situe le début de la civilisation Maya vers 2600 ans avant JC. Son apogée est atteinte vers le IIIème siècles après JC. La population globale (de la civilisation Maya) a été estimée à 20 millions d'individus. Une ville comme Tikal au Guatemala ne comptais pas moins de 70 000 habitants."
Architecture:
"Que construisirent les Mayas? Des palais, des pyramides (dont certaines sont parmi les plus hautes du monde), des places (où se déoulaient les jeux et les cérémonies), des bains de vapeurs (temazcal) et des fortifications. Les temples étaient situés, entre autre, en haut des pyramides. Les sciences de l'astronomie étaient si développées, que les villes étaient érigées selon la cartographie du ciel, et les bâtiments dans l'alignement du soleil."
Sciences:

Le calendrier Maya est très précis, avec un an de 365 jours! L'année solaire (haab) comporte 18 mois de 20 jours chacun, et un 19ième de 5 jours. Ces mois s'appellent: Pop, Uo, Zip, Zotz, Tzec, Xul, Yaxkin, Mol, Chen, Yax, Zac, Ceh, Mac, Kankin, Moan, Pax, Kayab, Cumbu et Uayeb. Du point de vue de l'astronomie, les Mayas étaient parvenus à construire des observatoires d'une grande précision. Selon nos scientifiques actuels, la précision de ces constructions, et selon la connaissance mathématique des astronomes de l'époque étaient telles qu'ils pouvaient prévoir un évènement annuel à quelques secondes (près)."

Mathématiques:
"Le système mathématique (maya) est, non pas décimal (c'est à dire de 0 à 9) mais vigesimal (le changement de "dizaine" ce fait à 20). Selon les Mayas certains chiffres étaient plus sacrés que d'autres en raison du rôle spécial qu'il jouait. Le chiffre 20 en faisait partie, car il correspondait au nombre de doigts et d'orteils sur lesquels les humains pouvaient compter."
Écritures:
"Les Mayas développèrent un système d'écriture très complet et parmi les plus avancés d'amérique. Ils ont écrit des textes dans plusieurs domaines (médecine, botanique, histoire, mathématique, astronomie...). En 1562, l'évêque franciscain Diego de Landa, considérant ces livres comme des "écrits du diable", décide de les brûler en public."


(Photo #1: On peut voir le temple au haut de la pyramide et Photo #2: Un visage gravé dans la pierre)
Alors comme vous avez pu le constater en lisant un peu sur l'histoire de la civilisation Maya, ce peuple était parmi les plus avancés au monde. Bien avant l'époque technologique, ils avaient réussi à développer des outils sophistiqués, précis et fonctionnels. Maintenant, imaginons ce que nous pourrions accomplir en 2011, avec toutes les connaissances (?) que nous avons en main. Est-ce que notre société de consommation et de distraction empêche l'humain à pleinement se réaliser? Qui sait? Une solution rapide que je propose afin de diminuer nos distractions: Arrêter d'écouter la télévision...hahaha!


(Allez-y, hop! une marche à la fois, et surtout ne regardez pas en bas!)


(Une magnifique journée en compagnie de Desneiges, Kevin et un couple de Toronto)
La visite des ruines Mayas à Tikal est une merveilleuse aventure à vivre. Elle nous permet de prendre un recul sur notre société moderne, notre furieux rythme de vie, et notre rôle en tant qu'humain sur la terre. Et enfin, c'est sous une chaleur suffocante qu'à la fin de la visite on peut aussi se permettre de lentement apprécier une bonne bière froide!

vendredi 25 février 2011

Un weekend avec deux amis de Hearst!

Quand j'ai su que Desneiges et Kevin étaient au Guatemala, un large sourire s'est formé sur mon visage. Yes! De la visite de Hearst dans mon nouveau pays! Sans aucune hésitation je suis allé rejoindre Desneiges et Kevin à Isla de Flores, dans la région de Petén au nord du Guatemala. Nous avons partagé de précieux moments ensemble.

Je suis arrivé à Isla de Flores (l'Île aux fleurs) le jeudi après-midi, après 8 heures de route, 6 changements de mini-bus locaux toujours remplis à craquer, 2 traversés à pied de manifestants qui bloquaient la route, et une paire de sandale disparue (?).
À mon arrivée à l'hotel La Unión...j'ai hâte de prendre une bière avec Desneiges et Kevin!

Isla de Flores est une petite ville construite sur une île et qui est reliée à la terre par une voie routière surélevée. Ce lieu touristique est un coin de paradis. Isla de Flores est entourée du lac Petén Itza. Voici une série de photos qui rendent honneur à l'eau, au soleil, et à la belle vie quoi!

(Photo ci-dessus; source: Google images)




Mon coup de coeur de la fin de semaine; Señor Miguel, 85 ans, poète-romantique, guide touristique, capitaine de sa lancha La Fortaleza, et ancien chiclero. Cinq fois arrière-grand-père, Señor Miguel nous a invité, au prix de 100 quetzales chacun (12$), à une visite guidée de la réserve animale qui se situe sur une petite île à quelques kilomètres de Flores. C'est avec plaisir que nous avons accepté son invitation et avons monté à bord de La Fortaleza. Señor Miguel, el anciano, est un homme de coeur extraordinairement charmant, qui a su nous émerveiller à plusieurs occasions, autant par ses poèmes, ses sages conseils pour les amoureux, ou encore ses nombreux trucs pour vieillir en santé. J'aurai tellement aimé vous partager le poème qu'il nous a récité deux fois; "El Jaguar"

Señor Miguel aurait aimé passer plus de temps avec Desneiges

Lors du Carnaval de Flores nous avons eu la chance de regarder un défilé le samedi après-midi où les jeunes étudiantes guatémaltèques paradaient vêtues de magnifiques costumes. Il faut se rappeler que la coutume dans les pays latino veut que les gens se déguisent lors des Carnavals (Mardi gras) et non pas à l'Halloween.


Et pour terminer ce weekend de rêve en compagnie de Desneiges et Kevin...un coucher de soleil mémorable sur le lac Petén Itzal


Isla de Flores est un endroit magnifique qui vaut la peine d'être visité. Ce qui rend ce lieu encore plus attrayant est le fait qu'il se trouve à proximité de Tikal, le site touristique le plus visité du Guatemala. C'est à Tikal où l'on retrouve plusieurs mystérieux vestiges de l'ancienne civilisation Maya. Très bientôt sur mon blog, vous allez pouvoir apprécier Tikal en texte et en photos!

samedi 19 février 2011

La poule, le dindon et le hamac


Ce samedi matin du 19 février je préparais mon petit déjeuner. Tranquillement, je fouettais le mélange à pancakes que j'allais ensuite faire cuire dans un chaudron car je ne trouvais pas la "poêlonne". Pendant que l'huile à cuisson se réchauffait dans le fond du chaudron, j'ai décidé d'aller jeter la coquille d'oeuf dans le trou à compost qui est situé à une dizaine de mètres derrière la maison. Comme de raison j'ai laissé la porte ouverte car cela allais me prendre que quelques secondes. Par contre, il faut quand même que je marche lentement et avec précaution quand je me dirige vers le trou à compost car je doit m'assurer de ne pas marcher sur un corail (serpent), une tarentule ou un scorpion. Après avoir jeter la matière organique dans le trou, je suis revenu sur mes pas. En m'approchant de la maison j'avais l'impression d'entendre un bruit à l'intérieur de celle-ci. Est-ce que j'ai de la visite? Je suis entré dans la maison et...ahh la surprise! Une poule et un dindon m'attendaient dans la cuisine. Ils se déplaçaient sur le plancher tout en vérifiant s'ils n'y trouveraient pas quelques graines à picorer. "Venga! Vamos!", je leurs ai dit tout poliment. Ils sont alors sortis par la même porte s'en trop se plaindre. "À la prochaine queridos amiguitos!"

Passer une fin de semaine complètement seul à Salacuim n'est pas une chose facile. Mon compañero coopérant chilien est présentement en vacances pour trois semaines. Donc c'est à moi maintenant d'apprendre à vivre ici. Au Guatemala il y a un dicton qui dit, "En este País solo se puede vivir loco o a verga" ou en français, "Il y a deux façons de vivre au Guatemala, vivre saoul ou vivre fou." Durant ce weekend du 18-20 février, par moment j'ai eu la vague impression de vivre selon la deuxième option: "Suis-je en train de virer fou?"

Je vous présente trois courts vidéos sur ma fin de semaine du 18-20 février à Salacuim. (cliquez sur les liens Youtube ci-dessous)

Je termine le tout avec une réflexion poétique...

Provecho!

Session de lavage : http://www.youtube.com/watch?v=LHmD5evTYQY

Tempête tropicale : http://www.youtube.com/watch?v=im2jh53OmJU

Visite nocturne : http://www.youtube.com/watch?v=7z0JjJipcT0

*****
Le hamac

Le hamac se balance vers la gauche.
Je me retrouve dans le moment présent,
L'orchestre cacophonique de Salacuim, j'entends.
L'odeur suffocante des ordures qui brûlent, c'est moche.

Le hamac se dirige vers la droite,
Je réfléchi sur ma situation de vie.
Ici au Guatemala, les jours, les nuits,
L'injustice, la corruption, la violence; une politique maladroite.

Vers la gauche, le hamac se déplace...
C'est ici que je suis, pour l'instant.
Je dois le vivre avec passion ce moment,
Car c'est ainsi que mon chemin se trace.

Vers la droite, le hamac s'en va, lentement.
Une session de réflexion philosophique;
Défis politique et crise économique.
C'est bientôt l'heure du changement.

Le hamac...
Gauche, droite, gauche, droite.
Le réveil de la conscience humaine,
À grande échelle, semer des graines,
La simplicité, n'ayons pas peur,
Remettons les pendules à l'heure.
Tic, toc, tic, toc, tic, toc
...

dimanche 13 février 2011

La Pura Vida en Costa Rica

Voici la mascotte du Costa Rica. El perezoso (le paresseux). Regardez ce sourire. C'est la Pura Vida non? El perezoso se déplace lentement, et toujours avec le sourire aux lèvres. El perezoso est si lent qu'il n'a d'autre choix que de savourer pleinement chaque moment de sa journée. El perezoso est maintenant mon animal préféré.



La biodiversité au Costa Rica m'a toujours impressionnée. J'ai passé 12 jours de vacances ici en 2008 et j'avais trouvé ce pays magique. Cette fois-ci j'y ai passé sept jours et la plupart du temps à l'intérieur des édifices du Campus universitaire CATIE où se déroulait l'atelier sur la gestion des connaissances. Mais malgré tout voici quelque photos et vidéos dignes de la riche biodiversité de ce pays.

INSECTES:




FLEURS:




ANIMAUX:




COURTS VIDÉOS:
Les petits singes grimpeurs...
http://www.youtube.com/watch?v=UJ_pHHsr3g0

Les fourmis travaillent toujours en équipe...
http://www.youtube.com/watch?v=tlSPs27imSw&feature=mfu_in_order&list=UL

Le paresseux fait un pas, deux pas, trois pas...oufff!
http://www.youtube.com/watch?v=jmaq0DNoQYo&feature=mfu_in_order&list=UL

LA PURA VIDA EN COSTA RICA!

mardi 8 février 2011

Atelier sur la gestion des connaissances

"Nous nageons actuellement dans un flux inépuisable d'informations. L'une des principales difficultés que rencontrent les entreprises aujourd'hui réside dans le transfert des informations aux bonnes personnes au bon moment."--wikipédia

Après une semaine de travail dans mon affectaction à Salacuim au Guatemala, on m'a invité à participer à un atelier sur la gestion des connaissances (GC). Ce projet de GC fut initié par le réseau des forêts modèles de l'Amérique latine (RIABM) et CUSO-VSO.

But du projet:
Le projet GC avait comme mission de systématiser et de partager les connaissances entre les différentes forêts modèles (bosques modelo) afin d'améliorer l'apprentissage, ce qui servira à faciliter et à procurer un développement durable aux communautés vivant de ces ressources naturelles. Six coopérants-volontaire travaillaient sur ce projet pilote GC dans cinq forêts modèles différentes.

C'est le dimanche 6 février 2011 que nous sommes arrivés au Campus universitaire CATIE à Turrialba au Costa Rica. CATIE signifie Centro Agronomico Tropical de Investigación y Ense.


Bienvenu au Campus universitaire CATIE

Voici maintenant un bref résumé de la semaine d'ateliers sur la gestion des connaissances.

Journée #1:
Activité A-Entrevue individuelle avec chacun des coopérants pour évaluer l'efficacité du projet GC.
Activité B-Les coopérants et dirigeants des cinq forêts modèles participantes, exposent et expliquent leur travail / projet.


Exposition des réalisations du projet GC des différentes forêts modèles

Journée #2:
Activité A-Évaluer le profil et le rôle du coopérant dans un processus de gestion des connaissances (GC) et identifier les priorités qui permettront de renforcer leur contribution.
Activité B-Rétrospective du projet GC entre les dirigeants et les coopérants au sujet des attentes et des objectifs nécessaires afin d'obtenir des résultats positifs.

Quelques coopérants présentent leurs résultats

Journée #3:
Activité A-Travail de groupe: regroupement des connaissances basé sur les meilleures pratiquent de gestion et d'échange des connaissances générées par le projet GC.
Activité B-Plénière du travail de groupe et leçons collectives.

L'atelier GC proposait plusieurs activités de groupe

Journée #4:
Activité A-Évaluation finale du processus, des produits, et des outils d'échange et de connaissances.
Activité B-Conclusions, compromis, et stratégies pour la suite potentielle du projet.


Journée #5: Symposium-Colloque
  • Geneviève Simard d'Oxfam-Québec présente une expérience de systématisation au Vietnam
  • Sulá Batsu présente les éléments clefs pour construire des communautés de connaissances durables et efficaces
  • Kate Roberts présente la contribution de la coopération humaine pouvant améliorer la gestion et l'échange des connaissances pour le développement




FIN DE L'ATELIER: J'ai bien apprécié ma présence à cet atelier de gestion des connaissances. Bien entendu, je n'ai pas pu participer à un grand nombre de discussions et faire part de tous mes commentaires car la langue espagnole représente encore une barrière pour moi. Malgré que ma progression est impressionnante! Je suis également très heureux d'avoir rencontré d'autres coopérants-volontaire, tels que:

  • Pablo du Chili / Bosque Modelo Laguna Lachuá au Guatemala
  • Christian du Chili / Bosque Modelo Chiquitano en Bolivie
  • Heidi de la Bolivie / Bosque Modelo Jujuy en Argentine
  • Farrah du Canada / Bosque Modelo Chiquitano en Bolivie
  • Ulysse du Canada / Bosque Modelo Chiquitano en Bolivie
  • Karina du Chili / Bosque Modelo Revantazón au Costa Rica

Le mot de la fin: Nous vivons vraiment dans une culture de l'information infinie. On pourrait aussi nommer cette culture; le monde des échanges intellectuelles. Jours après jours, il y a une multitude de nouvelles documentations, de nouveaux rapports et de plans stratégiques qui sont publiés. Sans aucun doute, cette culture de l'information est remplies à craquer de bonnes intentions, mais je me demande toujours qui a, ou prend, le temps de lire toutes ces publications. Je me demande aussi parfois, à quoi, et à qui servent-elles réellement. Selon moi, il y a beaucoup trop d'énergie et de temps mis au niveau théorique, académique et bureaucratique. Pendant ce temps les pauvres continuent à être pauvre. Parfois je crois que nous vivons dans un monde d'illusions où nous croyons que nos bonnes intentions suffiraient à régler tous les problèmes dans le monde. À mon avis il faudra mettre davantage d'énergie au niveau inférieur de l'échelle sociale. Comment faire? Peut-être en s'assurant de réduire les strates institutionnelles et en créant un couloir plus direct entre la théorie (l'illusion) et la pratique (la réalité) afin que l'impact des organisations humanitaires soit plus positif, rapide et efficace. Après un semaine complète à entendre des mots à répition tels que systématisation (sistematización), habilitation (capacitación), recherche scientifique (investigación) et gestion des connaissances (gestion de los conocimientos), je me pose les questions suivantes, "Est-ce que nous passons trop de temps à nous dire comment intelligent nous sommes? Devrions-nous passer davantage à l'action sur le terrain?"