mardi 27 décembre 2011

Entre le fruit et la graine...


Et oui, nous voici déjà entrant dans une nouvelle année, soit l'an deux mille douze du calendrier grégorien.

Les secondes s'envolent, les heures passes, les jours s'accumulent, et les années se ressemblent...surtout au niveau de la situation mondiale et de l'évolution globale de la race humaine. Mais heureusement qu'individuellement, chacun de nous changeons, un peu ou beaucoup, au courant des années.  Notre corps physique se transforme, notre âme s'assagit, notre innocence d'enfant se dissipe et laisse place à l'expérience de la vie: nous grandissons, nous apprenons, nous comprenons, nous choisissons, et nous devenons responsables.  Que nous le voulons ou non, nous devenons responsables de nos actions, responsables de la sécurité et de l'éducation des enfants, et responsables en quelques sortes de notre santé et de notre destin. 

Et notre belle planète bleue continue à tourner.  Chaque nouveau jour nous apporte une nouvelle nuit.  Chaque nouvelle minute nous rapproche encore une fois d'un nouvel anniversaire de naissance, d'une nouvelle année.  L'an 2012 est maintenant à nos porte, prêt à nous offrir une immensité d'évènements nouveaux de la grande roue de l'humanité.

Pour moi l'année 2012 s'annonce excitante, différente, mystérieuse, importante.  Tout d'abord parce que l'année 2012 sera la deuxième partie de ma fabuleuse et riche aventure de volontariat au Guatemala. En janvier et février je vais préparer et offrir quelques autres ateliers d'apprentissages, de formations et de conseils à l'association de femmes ADIMIL. Je vais aussi continuer à développer mon projet personnel d'un programme de bourse d'étude dans la région de Salacuím (cette année je vais donner 4 bourses de 250$ à 4 enfants qui passent du primaire au secondaire).

Je vais également continuer à appuyer les différentes organisations sociales qui travaillent à appuyer le développement socio-économique durable des quelques 55 communautés autochtones de la région. 

Et en plus, du 17 au 22 février j'aurai la chance d'accompagner un groupe de l'Université de Hearst dans leur découverte du merveilleux pays qu'est le Guatemala.

En effet l'année 2012 sera palpitante. En plus on y annonce la fin d'une ère.  Excitant, non?  Que va-t-il se passer cette année?  Le 21 décembre 2012 le calendrier maya se termine....et des milliers de prédictions, positives et négatives, pleuvent dans les médias! Oui, elle sera exitante l'année 2012.  D'autant plus que je me retrouve en terre mayas à quelques heures du fameux site Tikal (qui veut dire "trou d'eau" en langue maya).  Déjà on déclare que plusieurs croyants et non-croyants vont se rendre à ce fameux site d'anciennes ruines mayas afin d'être présent lors du passage mystique vers la nouvelle conscience humaine.  Le passage de l'homme vers un monde conduit par la moralité serait un très grand pas vers l'atteinte de la justice, de l'égalité et de la paix.  À suivre...

En attendant j'en profite pour vous partager ma compréhension personnelle de la conscience.

La conscience:
Cet "oeil" invisible qui nous suit partout et qui nous rappelle, selon notre expérience de vie, les conséquences de nos actions.

La conscience:
Cette outil merveilleux qui nous permet d'être éveillé au moment présent et de savourer chaque inspiration et expiration que nous prenons, qu'elle soit pure ou impure, car l'un ne peut qu'accepter la situation dans laquelle il vit.

La conscience:
Ce sixième sens tellement important devrait permettre à l'humain de cesser ses comportement cruels, mortels, égocentrique et j'en passe.  Mais alors pourquoi continue-t-on, globalement, en tant que race évolué (?), à détruire à tout ce que l'on touche, ou presque? 

...et oui la conscience a un ennemi, l'Égo.
Et la conscience a un visage caché, l'inconsience.

Ces deux ingrédients font en sorte que l´humain est en effet à une étape prémature de son évolution morale.  On pourrait dire que l'humain est au stage de l'adolescence.

Par exemple, présentement je suis conscient que ma posture sur ma chaise de bureau est mauvaise pour mon dos. Mais puisque j'ai développé cette mauvaise habitude, j'ai de la difficulté à la changer. Qu'est-ce que ça veut dire?  La conscience est le premier pas vers un jour meilleur, vers des gestes positifs, et des actions bénéfiques, mais ce premier réveil ne suffit pas.  En effet, au-delà de la conscience, afin d'engendrer un changement, il faut des efforts, de la volonté, de la détermination, et de la persévérence et de la patience.  La conscience à elle toute seule ne vaut pas plus qu'un grain de maïs dans la main de l'homme et de la femme.  Ce grain il faut le semer, en prendre soin, le nourrir, l'aimer, et ce n'est seulement qu'après un travail laboureux, et l'aide de Dame Nature, que nous pourront récolter le fruit de nos efforts.

La conscience est comme la graine la plus précieuse que nous a donné la Nature.  À nous de l'aider à grandir.

"Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine." --Nietzsche

jeudi 22 décembre 2011

La préparation d'un "caldo de gallina criolla"

Chers lecteurs, chères lectrices, en ce temps des fêtes, en ce temps des réunions de familles, où tous mangeons davantage de ce que notre faim le demande réellement, j'en profite pour partager avec vous un mets guatémaltèque très populaire et très savoureux qu'on prépare avec passion et qu'on partage avec amour.

"Caldo de gallina criolla"

En premier, il me convient de vous expliquer les mots suivants du plat culinaire: "caldo de gallina criolla".  La traduction mot pour mot serait:  bouillon (ou soupe) à la poule domestique.  Mais allons-y avec la signification amusante suivante: "potage de légumes préparé à partir d'une poule de la basse-cour qui depuis sa naissance est libre d'aller où elle le veut et de se nourrir de tout ce qu'elle peut".

En second lieu, je doit préciser que durant plus d'une semaine, j'ai essayer, tant bien que mal, de trouver et d'acheter une poule originaire, mais en vain.  J'ai dû me contenter, avec joie tout de même, d'acheter un coq de 7 livres que mes voisins m'ont aimablement vendu, et ce, au très bon prix de 13$ (100Q). 

Troisièment, le texte et les photos qui suivent sont une présentation des étapes à suivre et non pas une recette précise de la préparation du caldo de gallina criolla, ce fameux plat traditionnel guatémaltèque. 

Alors commençons...

Voici l'ingrédient principal: la volaille.  Normalement on choisit une poule, pour sa viande plus tendre. Moi j'ai du acheter ce coq, un peu plus dur et mature, faute d'une disponibilité de poule native.  Vous pouvez admirer le pauvre gallinacé, qui depuis l'intérieur de l'enclos, chantait ses derniers cocoricos. 

Un autre ingrédient important afin de préparer le caldo est le bois de cuisson (leña en espagnol).  Vous pouvez remarquer que les femmes et les jeunes femmes du Guatemala détiennent toutes les habilités et les connaissances nécessaires afin de préparer les repas.

On prépare ensuite le feu de la cuisinière à bois.  On peut voir que Yesica n'a aucune difficulté à préparer le tout.

Une fois que le bois brûle on fait bouillir l'eau qui servira à tremper le coq afin de le déplumer.

Pendant que l'eau s'approche de son point d'ébullition, on procède à la partie difficile et grotesque pour certains, mais nécessaire pour plusieurs.  Et oui, on dois tuer le coq. La méthode consiste à agriper l'os entre le cou et la tête et d'étirer le cou afin de disloquer l'os.  Cette technique est peu souffrante pour l'animal, qui rapidement meurt par asphyxie.

Pendant que doña Crisitina et moi-même oeuvrons à préparer la volaille, d'autres besognent à préparer les légumes, les épices et les autres ingrédients du potage.  Ici on peut voir Blanca préparer les chayottes (guïsquiles) et les patates (papas).  On y retrouvera aussi carottes, oignons, céleris, aulx et différentes épices.

Et voici l'étape où l'on plonge la volaille dans l'eau bouillante pendant quelques secondes afin de pouvoir la déplumer plus aisément.

Et on procède au déplumage.  Cliquez ici afin de visionner un court vidéo sur cette étape de la préparation du caldo:

Une fois déplumé, on brûle les petites plumes et les quelques poils restants.

Et ensuite on commence le dépeçage.

On nettoie l'intérieur du coq en gardant la majorité des organes afin de les ajouter au potage.

Pour les plus courageux, on peut aussi rôtir la tête et le cou du coq afin de les griller et de les rajouter au potage.

Et enfin, la magnifique chef Cristina insère les pièces de viande afin de les cuire pendant 45-60 minutes (selon la grosseur et la consistance de la viande).

Dans un autre chaudron on portera aussi à ébullition les légumes.

Pendant ce temps, dans la cuisine intérieur, le chef apprenti Stéphane prépare les légumes (carrotes, aulx et oignons) qui seront ajoutés au riz qui accompagnera le potage.

Entre les différentes étapes de la préparation il faut aussi prendre le temps de divertir les plus jeunes.

Et pendant que bout le potage et que repose le riz, il faut se mettre la main à la pâte de maïs et préparer les fameuses tortillas.

On en profite pour s'amuser, mais surtout vérifier, et parfois se moquer :) de la technique du canadien.

La charmante María Antonieta accomode les tortillas avec grand soin.

Le tout est prêt, c'est alors que doña Cristina nous invite à s'approcher afin de nous servir une bonne portion de ce riche et succulent caldo de gallina criolla.

Le petit Yuyo et la petite Viviana s'apprêtent à déguster le fabuleux repas.

Et la belle petite Maria Fernanda voulait aussi se faire prendre en photo avec son plat.

"L'argent ne fait pas le bonheur", mais ce caldo de gallina criolla, oui!

C'est avec un sourire aux lèvres et les yeux brillants que le groupe aimerait vous souhaiter: Bon appétit!!

samedi 17 décembre 2011

Bonne fête Jonatán, bonne fête Stéphane...

Bonne fête, bonne fête...bonne fête Jonatán et Stéphane!

Le 30 novembre 2011 Jonatán à célébré sa première année de naissance.
Stéphane à atteint le cap des 37 ans d'expérience de vie le 11 décembre dernier.

Le mignon Jonatán à maintenant une dizaine de dents.
Le charmant Stéphane à encore toutes ses dents!

Jonatán aime toucher et tirer la barbe du grand Stéphane.
Stéphane aime prendre le tout petit Jonatán et jouer avec lui.

Pour la fête de Jonatán, Stéphane a préparé un gâteau au chocolat avec un glaçage blanc.
Pour la fête de Stéphane, Jonathan est arrivé en surprise avec sa famille vers 5:00 du matin.

Comme partout dans le monde, les fêtes sont importantes à Salacuím au Guatemala. On en profite pour préparer un repas spécial et inviter parentés et amis pour le déguster.  Les cadeaux matériaux se font rares. Plutôt, on s'offre et on partage coeur et âme. Et on célèbre le tout en faisant éclater des centaines de pétards à mèches.

Un évènement spectaculaire se préparait durant la nuit fraîche du 11 décembre 2011.  Pendant que sous sa moustiquaire, Stéphane dormait bien profondément, s'avançaient vers sa maison trois familles de Salacuím.  Sans attente, ni idée de ce qui l'attendait, Stéphane a reçu un cadeau surprise d'une riche profondeur qui le marquera à tout jamais.  Le groupe de 15 se préparait à surprendre Stéphane pour sa fête.  Celui-ci, plongé dans le monde des rêves paisibles, respire léger et sourire aux lèvres, se réveilla en sursaut lorsqu'il entendit retentir des bruits d'explosions .  Lester, un adolescent de 14 ans, allumette à la main, enflamma le premier paquet de pétards. "Pow, pow, pow, pow, pow, Boom!" et successivement il alluma le deuxième paquet. "Pow, pow, pow, pow, pow, pow, et Boom!" "Mais qu'est-ce qui ce passe?", songea Stéphane.  C'est seulement quand il perçut des pas légers s'approcher de la maison et entendit des voix douces et en chorales chantant une sérénade qu'il comprit qu'on lui avait préparé une surprise pour son anniversaire.  Avant de sortir du lit, Stéphane profita de ce moment magique afin d'écouter le chant et de respirer pleinement l'énergie de l'instant présent.  Lorsqu'il ouvrit la porte d'entrée, les plus jeunes aux plus âgés, l'assaillirent de caresses, de baisers et de souhaits de bonne fête.  Ensemble, ils se sont déplacés vers la cuisine où tous purent déguster le chocolat chaud et les petits pains sucrés qu'avaient préparés et apportés avec eux les 3 familles.  Cette surprise inattendue était rempli de joie, d'amour et de plaisir.  Même si Stéphane était à moitié endormi, et même s'il faisait passablement froid, ce cadeau venu du coeur réchauffa son âme et vivera à l'intérieur de lui pour l'éternité.

Cliquez sur le lien suivant afin de visionner un court vidéo sur la journée d'anniversaire à Jonatán: Bonne fête Jonatán!

Cliquez sur le lien suivant afin de visionner un court vidéo sur la surprise d'anniversaire à Stéphane: Bonne fête Stéphane

dimanche 20 novembre 2011

La femme autochtone du Guatemala


La majorité des femmes autochtones des pays pauvres et de régions rurales ont souvent qu'un rôle à jouer, soit celui de la femme de maison. La femme qui maintient, qui cuisine et qui s'occupent des enfants. Ce rôle de femme à la maison est gratifiant (lorsque la femme n'est pas une femme soumise) et n'a rien de mal en soi, sauf que qu'en vient le temps de participer à des sessions publiques ou à des activités sociales, la femme n'a pas beaucoup de confiance. Sans éducation pour la plupart, plusieurs d'entre elles ne peuvent ni lire, ni écrire. Elle est donc timide et participe peu. Et avec raison.

Que faire pour rehausser la confiance sociale de la femme?
C'est en lui offrant la chance de jouer un rôle plus important dans le développement de sa communauté. Par l'entremise de projets réservés aux femmes ont réussi à créer des opportunités de travail pour la femme. Ceci lui permet en retour de donner davantage à ses enfants et aussi de hausser le qualité de vie de la famille.

À Salacuím un groupe de femmes se sont regroupées autour du thème de l'artisanat. Elles partagent la même vision. Elles partagent la même mission. Elles veulent réduire la pauvreté et construire un monde plus juste. Elles forment l'association ADIMIL.

ADIMIL signifie Asociation de développement intégral de la femme autochtone de Lachuá (Asociación de Desarrollo Integral de la Mujer Indígena de Lachuá)

L'organisation sans but lucratif ADIMIL existe depuis 2008. Au début le groupe était composé de quelques femmes leaders qui voulaient créer des opportunités de travail et d'un revenu aditionnel pour la famille. "La femme gère mieux les finances que les hommes " et "La femme pense davantage au futur des enfants" sont deux phrases qu'on entend souvent ici.

Aujourd'hui ADIMIL compte plus de 68 associées. Ces 68 femmes autochtones participent à 4 projets socio-économiques de la région: production artisanale, production de miel et d'orchidées, projet de micro-entreprise et projet de micro-crédit.

Afin de les aider au niveau de la gestion de projets et de l'administration institutionale, l'organisation locale la FUNDALACHUÁ leur offre un service de technicien administratif.

Tout récemment, soit en octobre 2011, nous avons gagné un fond de 2,500$ afin de renfocir la capacité organisationnelle d'ADIMIL. Les 6 activités suivantes furent proposées et sont présentement en exécution.

1) Atelier 27 octobre 2011: Les étapes de production et de ventes

2) Atelier 15 novembre 2011: Stratégie pour augmenter les ventes

3) Atelier 5-6 décembre 2011: Préparer un plan d'action pour l'année 2012

4) Atelier 12 janvier 2012: Image et promotion

5) Atelier 24-25-26 janvier 2012: Réviser et améliorer la technique de production artisanale

6) Mini-foire artisanale 23-24 février 2012

Jusqu'à date nous avons préparé et complété les deux premières activités. Voir la série de photos et textes explicatifs.

C'est le 27 0ctobre dernier qu'avait lieu le premier atelier de renforcissement de la capacité d'ADIMIL à gérer ses projets. Peu à peu la salle se remplie. Les participantes arrivent à "l'heure chapine" ou soit 1 heure plus tard. En effet afin de commencer à 9:oo, sur la carte d'invitation, nous indiquons que la session commence à 8:00



Après s'être présentés (en langue q'eqchi', et ce pour moi aussi), et après une dynamique afin de réchauffer le groupe, nous avons regardé ensemble un court vidéo sur une association de femme tisseuses du Chili. L'important est de capter l'attention, encourager la participation, et garder le tout très simple afin que les participantes apprenent et retiennent quelque chose. À noter que les ateliers se déroulent en espagnol, mais que Yasmira, la technicienne d'ADIMIL doit traduire tout ce que je dis en q'eqchi', la langue locale


Voici une première activité de groupe afin d'encourager la participation et l'échange de connaissances. Ici on peut voir un groupe qui tente de placer en ordre logique la séquence de production et de vente (planification, conception, matière brute, production, promotion, etc...)

Lors de la planification de ce premier atelier on m'a rappelé que les activités devaient être développées en fonction de femmes qui ne peuvent ni lire, ni écrire. Ceci est la raison pour laquelle vous pouvez aperçevoir que l'activité étaient de travailler avec des des dessins et des flèches


Voici un groupe qui attend nerveusement avant de présenter leur résultat


Chaque groupe doit présenter ses résultats. C'est une bonne façon de baisser le voile de la gêne


Voici un court vidéo du premier atelier: http://www.youtube.com/watch?v=TMqTWhrSqfo&feature=feedu Vous allez remarquer que la langue parlée n'est pas l'espagnole mais bien le q'eqchi'

Comme les enfants sont mignons! Un autre ajustement pour nous les nord-américains est d'offrir des ateliers sans se soucier des multiples enfants qui accompagnent leur maman et qui font partis intégral de l'ambiance


Ce petit garçon est-il malheureux de vivre dans cette pauvreté dure et injuste qu'on retrouve au Guatemala? Difficile à répondre à cette question, mais je dois vous dire que je m'enrichis beaucoup à partager ma vie ici avec des gens admirables et des enfants extraordinaires


Le 15 novembre dernier, la présidente d'ADIMIL, Doña Viviana, donne le coup d'envoi du deuxième atelier avec un mot de bienvenue


Ce deuxième atelier avait pour objectif de faire connaître les opportunités de ventes des produits ADIMIL afin de préparer une première stratégie de vente. D'ailleurs sur la table on peut aperçevoir des petits cercles de grains de maïs qui serviront de pièces de monnaie dans un exercice de simulation de ventes


Deux équipes furent formées pour l'exercice de la simulation de ventes. Une équipe était bien organisée (inventaire, produits ordonnés, vendeuses bien informées, liste de prix, etc...). La deuxième équipe était mal organisée. Elle tenait moins d'information, ses produits étaient mélangés, et la liste de prix était inexistante. Le désordre quoi. L'objectif de la simulation était de démontrer que l'équipe organisée (avec un plan de vente) réussirait à vendre davantage de produits. Et effectivement, à la fin de la simulation, l'équipe ordonnée à accumuler plus de grain de maïs que l'équipe désordonnée


Les participantes s'amusent tout en apprenant. Comme s'est plaisant de préparer et d'offrir des ateliers d'apprentissages interactifs


La dernière activité du deuxième atelier consistait à répondre à cinq questions de base au sujet des ventes. Pourquoi voulont-nous vendre nos produits? Qui devraient vendre nos produits? Où pouvont-nous vendre nos produits? Quand pouvons-nous les vendre? Et finalement, comment allons-nous vendre nos produits? Les réponses furent intéressantes et positives, et elles feront parties du premier plan de vente ADIMIL


Le plus grand défi sera de passer des connaissances apprises dans les ateliers et de les transformer en actions à l'intérieur des projets ADIMIL. À suivre...

jeudi 10 novembre 2011

Los Chapines (partie 4): L'amabilité et le respect



"Bueno, bueno. Muchas gracias y buenas tardes. Estamos en contacto. ¡Qué le vaya bien!"
(Bon bien, merci beaucoup et bonne après-midi. On se reparle plus tard. Prends soin)

"Que no tengas pena. Estamos acá para servile"
(T'inquiètes pas. Nous sommes ici pour te servir)

"¿Buenas? ¡Con permiso! ¡Ah qué tal mi estimado! Toma, toma asentate";
(Bonjour? Je peux. Ah salut comment vas-tu mon cher! Entre, entre, assieds-toi)

"Con mucho gusto cuate, estamos a la orden y nos guardamos en contacto."
(Avec beaucoup de plaisir mon homme, tout est à l'ordre, et on garde contact)

Au Guatemala, les mots et expressions de bienvenues et d'adieux sont vraiment agréables à écouter. Elles me font sourire et me donne le gôut d'apprendre à connaître davantage ces humbles gens qu'on nomme les Chapines (dans les parties 1-2 et 3 j'explique l'origine du mot Chapin et je présente aussi le milieu de vie dans lequel ils vivent:

http://vunmonde.blogspot.com/2011/05/los-chapines-partie-1-preface.html ,

http://vunmonde.blogspot.com/2011/06/los-chapines-partie-2-les-imprevus.html ,

http://vunmonde.blogspot.com/2011/09/los-chapines-partie-3-la-resignation.html).

Les Chapines; un peuple qui respecte, un peuple qui salut, un peuple qui sourit. Des gens calmes, tranquilles et aimables.

C'est sans effort, c'est simple et c'est très plaisant de se faire des ami-e-s au Guatamala. Le peuple Chapín a un grand coeur. Un peu gênés, les Chapines, aiment rire et blaguer. Ils aiment s'amuser. Ils sont curieux de découvrir les nouveaux visages, et peu à peu lorsque la confiance est présente, ils ne manqueront pas l'occasion de plaisanter et de taquiner. Rapidement il nous font sentir confortable et peu à peu ils nous acceptent comme membre de leur famille. Et il le font avec respect et fierté. Rien de superficiel. S'ils vous invitent c'est parce-qu'ils veulent partager leur vie, et apprendre à vous connaître.



Depuis mon arrivée à Salacuím, on m'invite à jouer au soccer. On m'invite à semer du maïs, à cueillir des fruits. On m'invite à des anniversaires, on m'invite à des diners familiaux, on m'invite à prendre un café, un jus de fruit, un atol, un chocolat chaud.



Les Chapines, désireux de plaire;
On me régale des fruits,
On m'offre des sourires,
On me sert le respect,
On me donne des cadeaux,
On me transmet la politesse,
On me présente l'amour.
Les Chapines, admirablement aimables!

C'est dommage que le pays du Guatemala reste un endroit injuste, corrompu et où la violence est omniprésente, car ceci fait en sorte que la réputation et les actions néfastes de quelques-uns se déteint sur toute la population.

Mais soyez rassurés je vous confirme que les Chapines sont des gens extraordinaire. Vraiment. Ils donnent énormément, même s'ils ont peu.

Cliquez sur le lien suivant afin d'apprécier la joie de vivre des Chapínes:
http://www.youtube.com/watch?v=apQzRMomqvk&feature=youtu.be