mardi 29 mars 2011

Au menu: Encore des tortillas!


"In Guatemala a meal is not a meal without tortillas" - Phillip Landmei

Au Guatemala on mange beaucoup, mais beaucoup de tortillas. Ici on sert des tortillas à chaque repas. La tortilla est tellement importante que certains guatémaltèques ne voudront tout simplement pas manger ou seront démotivés s'il n'y a pas de tortillas au menu. Et en plus, tout en la mangeant, parfois on utilise la tortilla comme une fourchette ou une cuillère.
Un indicateur démontrant l'importance de la tortilla au Guatemala est qu'en Q'eqchi' (langue Maya) la tortilla se prononce "qua" et le mot nourriture se prononce "quac". Cette similitude n'est pas un hasard.
Les tortillas sont préparées à partir de farine de maïs et la tradition de préparer cette "crêpe au maïs" remonte à l'époque du monde des Mayas. Selon la légende Maya, les dieux auraient créés l'homme à partir du maïs, ce qui fait du peuple Maya des "hommes de maïs". Au Guatemala on dépend grandement de ce céréal qui est à la fois nutritif et qui assoupi la faim.
Le maïs est encore aujourd'hui fondamentale dans la nutrition au Guatemala. On le retrouve dans la tortilla mais aussi dans une variété d'autres mets et de boissons rafraîchissantes tels les chuchitos, les tamales et l'atol.
Alors puisque nous mangeons des tortillas si souvent, j'ai décidé d'apprendre à en faire. C'est après quelques conversations avec la voisine Rosemary que nous avons réussi à obtenir un cours de fabrication de tortillas.

C'est donc le lundi matin 28 mars vers 10:00am, que Margarita et moi nous sommes présentés chez nos voisins. Où je devrais plutôt dire chez nos voisines. Car vous allez remarquer (voir la dernière photo) que je suis le seul homme dans cette cuisine. Ici les hommes ne mettent pas vraiment les "mains à la pâte"

Alors comment fabrique-t-on ces fameuses tortillas? La recette est très simple. Elle contient deux ingrédients: La farine de maïs et l'eau.

La préparation est aussi assez simple. Voici les étapes accompagnées de photos.

Étape #1: Préparer le four avec le petit bois de chauffage (leña)

Étape #2: Chauffer le comal


Étape #3: Mélanger la farine de maïs et l'eau pour produire la pâte

Étape #4: Prendre un morceau de pâte et la rouler en forme de tortilla:
a) On doit la rouler, l'aplatir, et ensuite en tournant la pâte dans les mains tout en l'applatissant, peu a peu la pâte s'agrandit
b) Ensuite on met cette mini-crêpe dans la main, paume ouverte, et on retourne la pâte d'une main a l'autre (comme si on tapait des main), tout en l'aplatissant davantage avec la base du pouce

Voici la tortilla de la toute mignonne Belma Judith
Étape 5: La cuisson. Laquelle de ces 5 tortillas pensez-vous que j'ai préparée?


Étape #6: Après 1-2 minutes on tourne les tortillas de l'autre côté pour terminer la cuisson

Étape #7: Démonstration: Montrer sa face de tortilla

Étape #8: Dégustation. Après la cuisson on en profite pour manger quelques tortillas et frijoles (fèves noirs)


Et dernière étape: Une photo de l'équipe de production!


Maintenant à vous d'essayer. Bon appétit!

Hacer jogging en un paisaje inspirador



En ce matin du 29 mars, journée d'anniversaire de ma chère maman (Bonne fête mom!), je suis allé courir un 12km en compagnie d'Erwin Winter (coordonateur technique de la Fundación Lachuá et en charge des coopérants-volontaires). Nous nous entrainons pour le semi-marathon de Cobán qui aura lieu le 21 mai prochain.

Une ou deux fois par semaine nous empruntons cette route de gravier et courons jusqu'au village de Saholom. Ce matin j'en ai profité pour prendre quelques photos que je partage maintenant avec vous. Le paysage est vraiment inspirant.

"For everything you have missed, you have gained something else; and for everything you gain, you lose something else. It is about your outlook towards life. You can either regret or rejoice" - Unknown

"The only opinion about your dreams that really counts is yours. The negative comments of others merely reflects their limitations, not yours" - Cynthia Kersey


(Photo #1: Fin de notre entraînement. Vous pouvez voir ma maison à la droite et Photo #2: Petit-déjeuner bien mérité. Oeufs, fèves noirs, avocats, et tortillas!)

lundi 14 mars 2011

Un autre petit coin de paradis au Guatemala



Les paysages du Guatemala ne cessent de m'émerveiller. On ne peut qu'admirer ses reliefs montagneux avec ses nombreuses rivières colorées qui y serpentent, ses forêts humides délectant des milliers de plantes, d'où une quantité d'odeurs et de sons distincts s'y émanent, et enfin ses nombreux petits villages, pâturages et plantations agricoles.

LANQUÍN ET LE REFUGE EL RETIRO: Les fins de semaines du 12-13 et du 19-20 mars j'ai découvert un autre petit coin de paradis du Guatemala. Durant cette période je travaillais dans la ville de Cobán alors j'en ai profité pour me rendre à deux occasions au village de Lanquín, qui se trouve à environ 3 heures à l'est de Cobán. Lanquín, qui est plus ou moins le point de départ pour se rendre à Semuc Champey, est un village touristique accueillant dans lequel on retrouve plusieurs auberges. Avant de m'y rendre on m'avait suggéré de loger au refuge El Retiro. Ce que j'ai fait, et je ne l'ai pas regretté. Les habitations au refuge El Retiro sont de belles petites chaumières et le restaurant du site se trouve tout en bas au bord de la rivière Lanquín. Durant le jour les enfants s'amusent a pratiquer un genre de "surfing de rivière" grâce au fort courant de cette rivière.

Photo #1: Les habitations du refuge El Retiro et photo #2: Un souper entre amis au restaurant du refuge El Retiro

Quelques enfants du village pratiquent le "surfing de rivière"


NAGER À LA CHANDELLE: À environ une heure de Lanquín il est possible de visiter une grotte, et ce, à la chandelle. Avant d'entrer dans la grotte Kan'ba on enfile son maillot de bain, ses sandales ou chaussures imperméables, et on prépare notre caméra imperméable. Ensuite on nous remet une chandelle. C'est ainsi que nous éclairons les caves tout au long du parcours d'environ 1 heure. Avec cette chandelle (prière de ne pas l'éteindre) on marche, on nage, on escalade des murs de roches, et on glisse dans le courant des eaux de la grotte Kan'ba. Visiter les grotte de Kan'ba s'avère être une activité hors de l'ordinaire qui saura vous surprendre, vous étonnée, et vous laissée avec quelques égratignures en souvenirs!

Après la visite de la grotte Kan'ba, d'une descente en tube de la riviére Cahabón, d'un saut tarzan dans cette même rivière, et d'un saut de 10 mètres depuis le sommet d'un pont (saut que je n'ai pas tenter!), on se déplace vers le fameux site de Semuc Champey.

Visualisez ici un vidéo d'un saut du pont: http://www.youtube.com/watch?v=e1z1MbPuDzE

Photo #1: Allez hop! dans la boîte de pick-up. On est en route vers les grottes Kan'ba et Semuc Champey et Photo #2: Durant le trajet on peut admirer les fabuleux paysages guatémaltèques

Photo #1: La magnifique rivière Cahabón et Photo #2: Me voici prêt à sauter dans la rivière Cahabón

LES ESCALIERS TURQUOISES DE SEMUC CHAMPEY: En Q'eqchi', Semuc Champey signifie "la rivière cachée sous la roche". En effet, précisemment à cet endroit, la rivière Cahabón disparaît sous la terre et réapparaît quelques 100 mètres plus loin. Mais ce qui fait de Semuc Champey un endroit magique c'est que des piscines d'eau limpide et de couleur turquoise se sont formées au-dessus de la rivière souterraine. Ces piscines se rejoignent l'une à l'autre par un système d'escaliers. L'effet est impressionant et l'eau est rafraîchissante.



DES MILLIERS DE CHAUVES-SOURIS: On retrouve un autre système de grottes à Lanquín, tout près du refuge El Retiro. À environ 1km à l'ouest du village on peu visiter las Grutas Lanquín. La visite de ces grottes est plus ou moins impressionnante. Par contre une visite en fin de journée juste avant le coucher de soleil peut s'avérer intéressante car au fur et à mesure que l'obscurité prend place, peu à peu des chauves-souris commencent à sortir de la grotte. Les chauves-souris sortent à l'aube afin d'aller à la chasse aux insecte car pour elles c'est l'heure du repas. On se rencontre rapidement que plus la noirceur s'avance plus nombreuses sont les chauves-souris qui s'échappent de la grotte. Par moment c'est par milliers qu'elles sortent et on entend siffler l'air au-dessus de notre tête. Ce spectacle de ses mammifères volants dure plus d'une heure.

Pour davantage d'information au sujet de Lanquín et de Semuc Champey vous pouvez visiter les sites webs suivants:
Lanquín: http://en.wikipedia.org/wiki/Lanqu%C3%ADn
Semuc Champey: http://en.wikipedia.org/wiki/Semuc_Champey
Si vous avez le coeur à l'aventure, un détour à Lanquín et à Semuc Champey vous fera découvrir deux grottes et deux rivières qui en valent vraiment le coût.

samedi 5 mars 2011

Vers un nouveau monde vous présente...



"Ecologistas en Acción es una organización social plural donde caben diferentes formas de vivir el ecologismo, y donde entendemos que el destino de las sociedades humanas es inseparable de los ecosystemas naturales."

Depuis janvier 2010, je suis membre du groupe Ecologistas en Acción de Córdoba (España). C'est après avoir participé à quelques activités proposées et organisées par ce groupe, que j'ai décidé d'y adhérer. Ce regroupement de gens conscientisé est composé de citoyens, de professionnels, de jeunes et de moins jeunes. Ensemble ils travaillent à bâtir un monde plus juste, équitable, et durable. Voir ci-dessous l'adresse de leur site web:
http://www.ecologistasenaccion.org/rubrique41.html

J'aimerais partager avec vous l'information des quelques derniers courriels que j'ai reçu de Ecologistas en Acción de Córdoba.

Le premier communiqué est au sujet du soulèvement du monde arabe.
NON À L'INTERVENTION MILITAIRE...




Voici quelques extraits que j'ai traduit du texte ci-contre:

"Quand les militaires n'interviennent pas, les dictatures tombent en moins de 20 jours, Tunis et l'Égypte nous le démontrent."
"Quand les militaires interviennent, le chaos, la mort, la destruction et le viol des droits humains sont interminables, l'Irak et l'Afganistan nous le démontrent."
Ce qu'on mentionne également dans ce communiqué de Ecologistas en Acción est que les interventions militaires sont des outils peu ou pas du tout fonctionnels. Mais ça on le savait déjà. À chaque conflit où les interventions militaires sont employées plusieurs effets négatifs sont engendrés. Les guerres causent des milliers de morts, apauvrissent et déstabilisent la région, et blessent physiquement et psychologiquement plusieurs générations de victimes.

L'information que j'ai trouvé la plus intéressante dans ce communiqué est:
"Six jours de dépenses militaires permettraient d'envoyer à l'école tous les enfants du monde. Dans un rapport publié cette semaine on dénonce que 28 millions d'enfants dans les pays affectés par les conflits ne reçoivent aucune éducation scolaire. Si les dépenses militaires mondiales se destinaient plutôt à l'éducation, en 2015 on pourrait atteindre l'objectif de: Une Éducation pour tous."

Le deuxième communiqué est au sujet de la situation nucléaire critique au Japon. Ecologistas en Acción convoque une manifestation au niveau national en Espagne afin de conscientiser la société sur ce qui se passe au Japon pourrait aussi se passer dans n'importe quel pays où l'on produit de l'énergie nucléaire.

Bien que les dommages ne peuvent pas encore être évalués, nous savons déjà que les centrales nucléaires représentent un danger trop élevé pour qu'on ne commence pas immédiatement à substituer cette énergie par la production d'énergie provenant de sources propres et renouvelables.


Pour ceux et celles qui voudrait connaître davantage la ville de Córdoba vous pouvez visiter le blog que j'ai maintenu lors de mon séjour d'un an en Espagne: http://www.aulieudublog.blogspot.com/

À bientôt,

SL

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Poema "Tristes Guerras" de Miguel Hernandez (1941)
Triste guerras
si no es amor la empresa.
Tristes, tristes.
Tristes armas
si no son las palabras.
Tristes, tristes.
Tristes hombres
si no mueren de amores.
Tristes, tristes.
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Video Clip: "Guerras, Tristes Guerras" - Paco Damas (interprète)

mardi 1 mars 2011

Le Guatemala, pays de biodiversité



Au Guatemala, même si la plupart des lieux sont habités, la nature ici est omniprésente. On s'en rend compte dans la signification du mot Guatemala. Son nom viendrait du mot Coactlmmoctl-lan qui veut dire "le pays de l'oiseau qui mange le serpent" ou encore du mot Quauhtlemallan qui signifie "endroit avec beaucoup d'arbres".
Le Guatemala est un petit pays riche en biodiversité. Sa superficie de 108,890 km² équivaut à peu près à la grandeur de la province de Terre-Neuve (115,220 km²). Savez-vous combien de Guatemala faudrait-il pour remplir le Canada? Vous trouverez la réponse à quelque part dans le texte qui suit. Alors ouvrez grand les yeux et les oreilles! C'est comme ça qu'on aperçoit les insectes, les oiseaux et les animaux quand on marche dans les forêts humides du Guatemala!

Je vous présente donc un bref aperçu du type de flore et de faune qu'on retrouve à "l'endroit avec beaucoup d'arbres". Le texte sera aussi accompagné de quelques photos que j'ai prises depuis mon arrivée "au pays de l'oiseau qui mange le serpent".
L'information ci-dessous provient du dépliant du CONAP (Consejo Nacional de Areas Protegidas): Folleto sobre la Diversidad Biológica des País y la amenaza de las Especies Exóticas, Agosto 2004.
Au niveau des écosystèmes, le Guatemala a des caractéristiques physiques et climatiques spéciales, lesquelles sont représentées par une variété de microclimats et de formations géographiques. Le pays est formé par 3 régions hydrographiques, 7 régions physiographiques, 14 écorégions et 66 écosystèmes. Au Guatemala on retrouve 7 lacs, 365 lagunes, 779 petites lagunes, et 33 volcans.
Le pays contient 38,971 km² de couverture forestale, de laquelle 73% sont des forêts à feuilles larges, 21% sont des forêts mixtes, et 6% des forêts de conifères. La flore est composée d'environ 8,000 espèces de plantes, desquelles seulement 540 sont originaires du pays. Voici donc quelques-unes des espèces représentatives de la flore guatémaltèque:
  • Ceiba - Arbre national (Nom français: Kapokier ou Fromager)
  • Guayacán - Arbre (N.f.: Gaïac)
  • Chicozapote - Arbre (N.f: Sapotillier)
  • Hormigo - Arbre (N.f.: Hormigo)
  • Pino - Arbre (N.f.: Pin)
  • Caoba - Arbre (N.f.: Acajou)
  • Cedro - Arbre (N.f.: Cèdre)
  • Cojon - Arbre (N.f.: L'arbre à fleurs jaunes)
  • Monja Blanca - Fleur nationale (N.f.: La religieuse blanche)
  • Flor de Candelaria - Fleur (N.f.: Fleur de Candelaria)
  • Xate - Feuillage (N.f.: Xate)

Bien entendu, on retrouve aussi plusieurs arbres fruitiers tels; le bananier, l'avocatier, le palmier, l'oranger, et le limettier. Également, partout au pays on maintient des plantations de café, de maïs, de cacao, de cardamome, de chilie, et d'ananas.


(Photo #1: L'arbre national: le gigantesque et remarquable Ceiba)


(Photo #1: La fleur nationale: la Monja Blanca)

En ce qui concerne la faune, on estime qu'au Guatemala habitent 1,966 espèces de vertébrés, dans lesquelles on retrouve 651 espèces de poissons, 122 espèces d'amphibiens, 214 espèces de reptiles, 498 espèces d'oiseaux et 189 espèces de mammifères.

Voici quelques espèces représentatives de la faune guatémaltèque:

  • Mono saraguate (Nom français: Singe-hurleur)
  • Mono araña (N.f.: Singe-araignée)
  • Jaguar (N.f.: Jaguar)
  • Manatí (N.f.: Lamantin)
  • Quetzal - Oiseau national et monnaie du Guatemala (N.f.: Quetzal)
  • Guacamaya roja (N.f.: Perroquet rouge)
  • Tapir (N.f.: Tapir)
  • Pavo de Cacho (N.f.: Oréophase cornu)
  • Cocodrilo moreleti (N.f.: Crocodile de Morelet)


(Photo #1: "Allo, je suis un bébé singe-araignée" et Photo #2: "Moi, je connais la réponse à la question. Il faut écouter ce que dit l'animal intrus qui se trouve parmis nous. Indice: il est souvent têtu")

Voici quelques mamifères et un reptile!




Voici quelques oiseaux:


(Photo #1: Le toucan et Photo #2: Le perroquet)
(Photo #1: Un dindon et photo #2: D'après notre guide un quetzal)

(Photo #1: Deux beaux petits oiseaux et Photo #2: Deux geais bruns)
Au Guatemala, on retrouve aussi une multitude d'insectes. Voici un vidéo et quelques photos.
Court vidéo: L'autoroute à 10 voies des fourmis coupe-feuille:

Et pour terminer, on retrouve aussi dans les villages; des poules, des chevaux, des chiens, des cochons, des ânes, des coqs, des dindes et des canards.

(Hiiiiiii Haaaaaaan! Moi on me retrouve plutôt dans les villages. Ça fait 92 fois que mon maître me frappe le derrière pour que j'avance! Hiiiiiii Haaaaaaan!)